Témoigner une éthique

Un politicien avait préconisé, dernièrement, que l’alcool ne soit plus servi lors des anniversaires d’enfants. L’idée est excellente. Et il faut aller plus loin.

Lors des cérémonies ou banquets officiels, lors des fêtes au travail, lors des réunions de famille, lors des mariages ou encore lors des sorties, l’alcool coule à flot. C’est, malheureusement, souvent  le cas même lorsque les hôtes sont des musulmans. Nous ne buvons pas, mais nous faisons boire les autres. A trop vouloir faire plaisir à nos invités, et surtout à trop vouloir faire comme les autres, nous oublions ainsi les exigences de notre foi, notre éthique. Or il ne peut y avoir aucune loi à nous obliger d’agir ainsi.

Attendons-nous que les autorités prennent les devants et interdisent l’alcool pour nous mettre à agir comme musulmans ? Pourquoi ne donnons-nous pas l’exemple et pourquoi ne témoignons-nous pas ouvertement cette foi que nous portons ? Ne connaissons-nous pas d’alternatives à offrir à nos invités ?

A l’ère pré-islamique, les Arabes exprimaient leur hospitalité légendaire vis-à-vis de leurs invités en leur offrant à boire de l’alcool en abondance. D’ailleurs, «raisin »  et « générosité » se traduisent par le même terme dans leur langue.

Ce n’est pas pour autant que l’islam allait laisser cette pratique sans réforme. Graduellement, en trois occasions, la Révélation éduquait la communauté musulmane à se débarrasser de cette pratique de boire et d’offrir de l’alcool. L’hospitalité vis-à-vis des invités, par contre, est un comportement que l’islam allait retenir, encourager et élever au rang d’acte de dévotion envers l’Unique.

Il nous incombe de témoigner publiquement d’une éthique qui dit « non » à l’alcool, non seulement au volant, mais en toute autre occasion. De quoi avons-nous peur ?

 

KHALIL

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