Nos politiques

Ces représentants du peuple

Les élections, c’est l’occasion d’exprimer son suffrage, anony-mement ou ouvertement, pour élire des candidats sans trop se demander sur quels critères l’on se base. On n’a aucune idée de ce que valent les candidats dans leur vie privée ou publique ; encore moins de ce qu’ils seront, et feront, une fois élus.

Les dés étant jetés, les candidats dits malheureux sont casés à des postes souvent plus alléchants que celui qu’ils iraient occuper, s’ils avaient été élus, comme députés. D’autres, plus fortunés, sont faits ministres aux termes de tractations diverses. A l’heure des révélations, surprise générale.

Quid maintenant des attributions de chacun ? Le député qui s’est fait élire dans telle ou telle agglomération est censé s’occuper’ de ‘ses’ mandants. Encore que le terme est vague, ce qui donne lieu à diverses interprétations. D’aucuns s’estimant plus proches de ce représentant parce qu’ils auront sympathisé le temps d’une élection en font un allié personnel, gardien de leurs intérêts, faisant abstraction de la multitude qui n’aura servi qu’à hisser le poulain (j’allais dire la poulie).

Le ministre, lui, dont les attributions sont encore moins définies, est supposé s’occuper (terme des plus équivoques) d’un secteur donné et qui touche tout le monde. Ce qui le différencie du député, c’est qu’il ne sera pas directement concerné par sa circonscription à lui, mais par l’ensemble de tout le pays pour ce qui est le domaine qu’il lui sera désigné. Il se référera aux experts attachés à son ministère et sera interpellé au gouvernement central sur toute question y ayant trait. En aucun cas ne devrait-il empiéter sur le terrain du confrère ministre comme lui, ni ne tenterait-il de se substituer au rôle de celui-ci.

Que de fois n’a-t-on vu des ministres embarqués par les ‘partisans’ sur des projets autres, ou sur des questions n’ayant rien à voir avec leurs attributions propres ? Question dont ils finissent par faire une affaire personnelle, avant d’entraîner les autres dans leur sillage. A ce propos, la communauté à laquelle on se dit appartenir (c’est l’inverse qui est vrai) a grand dos. C’est là où l’on se rabat. Le plus facile.

 

Sh. Abdool-Rassool

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